Grève contre la réforme des retraites : "Le sentiment d'injustice est de plus en plus fort" pour la CFE-CGC

Grève contre la réforme des retraites : "Le sentiment d'injustice est de plus en plus fort" pour la CFE-CGC

Les huit principaux syndicats appellent à se mobiliser ce mardi contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Parmi eux, la CFE-CGC, le syndicat de l'encadrement. Cadres, femmes, fonctionnaires, dialogue social, le président de l'union bretonne revient sur les points de crispation.Pour la deuxième journée de mobilisation contre le projet de loi de réforme des retraites, le front syndical reste uni.

Retraites : les syndicats appellent à faire grève et manifester dès le 19 janvier

Retraites : les syndicats appellent à faire grève et manifester dès le 19 janvier

Les numéros un des huit grandes organisations syndicales ont appelé ce mardi soir les salariés à une « première journée de grèves et de manifestations » le jeudi 19 janvier, « départ d'une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée ».Ils agitaient la menace depuis des semaines pour ne pas dire des mois. Cette fois-ci on y est. A peine la Première ministre a-t-elle fini sa conférence de presse de présentation de la réforme des retraites que les leaders syndicaux se sont tous retrouvés dans la grande salle de la Bourse du travail, place de la République, à Paris, pour annoncer leur riposte aux annonces gouvernementales.

François Hommeril : « Le seul responsable du conflit sur les retraites, ce sera  Emmanuel Macron »

François Hommeril : « Le seul responsable du conflit sur les retraites, ce sera Emmanuel Macron »

La réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron a déjà réussi un petit exploit : faire glisser la CFE-CGC, le syndicat des cadres, dans le camp des opposants résolus. Très remonté, son numéro un, François Hommeril, s’en explique. Par le passé, la CFE-CGC a déjà approuvé des réformes qui consistaient à décaler l’âge de la retraite. En quoi estce différent cette fois-ci ? François Hommeril C’est très exactement la question que m’a posée Elisabeth Borne quand elle m’a reçu à Matignon le 8 décembre. Eh bien, la réponse est simple : le problème de cette réforme, c’est qu’elle n’a aucune justification, ni technique ni politique. Quand on a porté en 2010 l’âge de départ de 60 à 62 ans, c’est parce que la vague du papy-boom n’était pas encore absorbée et donc que le régime par répartition était en danger. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Aucune justification ? Le gouvernement met pourtant en avant les prévisions du Conseil…