à compter du 01 septembre qu’est qui changent sur les arrets maladies? Arrêt maladie : quelle est la durée maximale d'un arrêt de travail à partir du 1er septembre 2026 ?

Publié le 12 août 2026


À compter du 1er septembre 2026, de nouvelles règles encadrent la durée des arrêts maladie. La prescription initiale et les prolongations sont désormais soumises à des plafonds, avec des possibilités de dérogation lorsque l’état de santé du salarié le justifie.


Jusqu’à présent, aucun texte ne fixait de durée maximale générale pour la prescription d’un arrêt de travail ou son renouvellement.

Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 introduit désormais des plafonds applicables aux prescriptions et prolongations établies à compter du 1er septembre 2026.

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Quelle durée maximale pour un arrêt maladie ?

Pour les arrêts prescrits ou prolongés à compter du 1er septembre 2026, deux plafonds sont désormais prévus.

31 jours Durée maximale d’une première prescription d’arrêt de travail.
62 jours Durée maximale de chaque prolongation de l’arrêt.

Ces règles concernent les arrêts prescrits par les professionnels de santé habilités, notamment les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes.

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Peut-on dépasser ces durées ?

Oui. Les plafonds de 31 et 62 jours ne signifient pas qu’un salarié ne peut jamais bénéficier d’un arrêt plus long.

Lorsque l’état de santé du patient le nécessite, le professionnel de santé peut prescrire ou prolonger l’arrêt au-delà de ces durées.

À savoir La décision reste médicale. Le professionnel de santé apprécie la situation du patient et peut tenir compte des recommandations de la Haute Autorité de santé lorsqu’elles existent.

Qui peut prolonger un arrêt ?

La prolongation peut notamment être établie par le médecin ayant prescrit l’arrêt initial ou par le médecin traitant.

Une sage-femme ou un chirurgien-dentiste peut également prescrire ou prolonger un arrêt dans le cadre de ses compétences.

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Et en cas de téléconsultation ?

Les règles sont plus strictes lorsque l’arrêt de travail est prescrit à distance.

3 jours En principe, une prescription initiale ou un premier renouvellement établi en télémédecine ne peut pas dépasser trois jours.

Aucun renouvellement ultérieur ne peut, en principe, être prescrit par télémédecine.

Des exceptions existent notamment lorsque l’arrêt est prescrit ou renouvelé par le médecin traitant ou la sage-femme référente, ainsi que dans certaines situations où le patient ne peut pas consulter en présentiel.

Quelles conséquences sur les indemnités journalières ?

Ces nouvelles règles ont également un impact sur l’indemnisation par l’Assurance Maladie.

Le respect des règles de prescription conditionne le versement des indemnités journalières. Une prescription qui ne respecte pas les conditions légales peut donc avoir des conséquences sur leur prise en charge.

À retenir À partir du 1er septembre 2026, un premier arrêt maladie est en principe limité à 31 jours et chaque prolongation à 62 jours. Ces plafonds ne constituent toutefois pas une durée maximale absolue : ils peuvent être dépassés lorsque l’état de santé du salarié le justifie.
Ces nouvelles règles encadrent la prescription des arrêts maladie, mais elles ne remettent pas en cause la possibilité d’un arrêt plus long lorsque la situation médicale du salarié le nécessite.

Références :
Décret n° 2026-498 du 12 juin 2026 relatif au plafonnement de la durée des arrêts de travail donnant lieu au versement d’indemnités journalières – Légifrance.
Article L. 6316-1 du Code de la santé publique – Légifrance.
Code du travail numérique – informations relatives à l’arrêt maladie et au maintien de salaire.