Les jeunes actifs sont majoritairement satisfaits de leur travail, mais une part importante d’entre eux envisage malgré tout de changer de métier ou de secteur. Un paradoxe qui dit beaucoup de leur rapport à l’emploi, à la flexibilité et aux conditions de travail.
Les débuts de carrière sont souvent marqués par les CDD, l’intérim, les stages ou encore les changements fréquents d’employeur.
Cette flexibilité, longtemps imposée aux jeunes salariés, semble désormais se retourner : ils n’hésitent plus à remettre en cause leur poste, leur entreprise ou leur orientation professionnelle lorsqu’ils ne trouvent pas les conditions qu’ils recherchent.
Une génération globalement satisfaite… mais mobile
L’étude relayée par BFM montre que les jeunes ne sont pas massivement désabusés par le travail. Beaucoup déclarent au contraire s’y réaliser.
Pourtant, plus d’un tiers d’entre eux souhaitent se réorienter professionnellement. La satisfaction au travail n’empêche donc pas la volonté de changement.
La flexibilité est devenue une norme
Les jeunes générations ont largement intégré l’idée que les parcours professionnels ne sont plus linéaires.
CDD, intérim, stages, contrats courts ou changements d’entreprise font partie de leur réalité. Cette instabilité subie peut aussi les conduire à considérer la mobilité comme une réponse normale lorsqu’un poste ne correspond plus à leurs attentes.
Les conditions de travail restent déterminantes
La volonté de changer ne s’explique pas uniquement par un goût pour la mobilité.
Les conditions de travail, le manque de perspectives, la rémunération, l’organisation du travail ou le sentiment de ne pas être suffisamment reconnu peuvent aussi pousser les jeunes à envisager une autre voie.
Un défi pour les employeurs
Pour les entreprises, attirer les jeunes ne suffit plus : il faut aussi leur donner des raisons de rester.
Cela passe notamment par des parcours plus lisibles, des possibilités d’évolution, un management de proximité, une meilleure qualité de vie au travail et une reconnaissance plus claire de l’engagement.
Source : BFM – 7 septembre 2026


