Réclamation RP : Hausse de carburant

Publié le 27 avril 2026


Bonjour,

La hausse récente du prix du carburant entraîne une augmentation significative des frais de déplacement pour tous les salariés, au-delà même des trajets domicile – lieu de travail, notamment pour ceux dont l’activité implique des déplacements réguliers.

Cette situation pèse directement sur le pouvoir d’achat et les conditions de travail.

Réponse à la réclamation :

 

La direction a bien pris connaissance de l’alerte formulée concernant l’impact de la hausse du prix des carburants

sur les conditions de travail et le pouvoir d’achat des salariés.

Dans le contexte actuel, marqué par une flambée rapide et durable des prix de l’énergie, la direction mesure

pleinement les difficultés auxquelles de nombreux salariés sont aujourd’hui confrontés. Pour certains d’entre eux,

en particulier lorsque l’activité professionnelle implique des déplacements réguliers ou lorsque le lieu de travail est

éloigné du domicile, cette situation constitue une contrainte lourde, parfois anxiogène, qui vient s’ajouter aux

pressions du quotidien sur le pouvoir d’achat. La direction entend et comprend naturellement cette réalité.

Pour autant, cette hausse du prix des carburants résulte de facteurs économiques et géopolitiques entièrement

externes à l’entreprise, sur lesquels celle-ci ne dispose d’aucun levier d’action direct. Il s’agit d’un sujet qui

dépasse largement le cadre de la relation de travail et qui relève avant tout de décisions de politique publique.

A cet égard, la direction rappelle que les pouvoirs publics sont aujourd’hui très largement sollicités sur cette

question. Organisations syndicales au niveau national, élus locaux et territoriaux, mais aussi de nombreux acteurs économiques, interpellent le Gouvernement afin que des mesures ciblées soient mises en place pour accompagner les publics les plus exposés. Le Gouvernement a d’ailleurs indiqué travailler sur ce sujet, même si les mesures envisagées, leur calendrier et leur périmètre demeurent à ce stade incertains.

Dans ce contexte, et bien que consciente des difficultés rencontrées par certains salariés, la direction se trouve objectivement démunie face à une situation qui ne relève pas de ses décisions ni de ses capacités d’action.

Manpower, comme l’ensemble des entreprises, est aujourd’hui spectatrice de cette évolution des prix, sans pouvoir en corriger les effets par des dispositifs internes pérennes ou équitables.

S’agissant de l’organisation du travail et du recours au télétravail, l’accord télétravail du 25 octobre 2024 fixe un cadre clair, équilibré et partagé. A ce stade, la direction n’envisage pas d’élargir les possibilités de télétravail au-delà des dispositions prévues par cet accord, y compris en matière de télétravail exceptionnel. Les règles actuelles permettent déjà une certaine souplesse, appréciée au cas par cas par les managers, en fonction de la nature des missions et des contraintes opérationnelles. La direction rappelle que le télétravail ne peut constituer un outil de compensation financière ni un levier de réponse conjoncturelle à une crise externe. Un tel usage créerait par ailleurs des inégalités de traitement entre salariés, selon la nature de leurs fonctions ou leur éligibilité au télétravail. Aucune instruction complémentaire spécifique ne sera donc diffusée aux managers, ceux-ci disposant déjà des marges nécessaires dans le cadre existant.

S’agissant d’une éventuelle compensation financière liée à la hausse du carburant, la direction ne prévoit pas la mise en place d’un dispositif spécifique. Les frais professionnels restent encadrés par les règles internes et les barèmes fiscaux en vigueur, qui continuent de s’appliquer sans modification.

Concernant les fonctions commerciales et les salariés dits « gros rouleurs », la direction reconnaît qu’ils sont particulièrement exposés à l’augmentation du coût du carburant. Néanmoins, les dispositifs d’indemnisation actuels reposent sur des barèmes nationaux et un cadre réglementaire homogène, indispensables pour garantir la cohérence et l’égalité de traitement entre l’ensemble des salariés. Toute mesure ciblée ou exceptionnelle ferait peser un risque juridique et social significatif. La direction rappelle enfin que ses marges de manœuvre en matière de pouvoir d’achat ont été examinées de

manière approfondie et déjà pleinement mobilisées dans le cadre des toutes récentes NAO. Dans un tel contexte, il ne serait ni possible ni responsable d’ouvrir, en parallèle, de nouveaux dispositifs liés à un aléa économique externe.

Dans ces conditions, et tout en restant attentive à l’évolution des décisions qui pourraient être prises par les pouvoirs publics, aucune mesure spécifique supplémentaire n’est envisagée à ce stade par l’entreprise.

Nouvelle Réclamation de la CFE-CGC

 

Bonjour,

Dans votre réponse vous soulignez je vous cite « cette hausse des prix des carburants résulte

de facteurs économiques et géopolitiques entièrement externes à l’entreprise » les élus de la

CFE-CGC tiennent à vous spécifier qu’il en est de même pour les salariés.

Concernant l’organisation du télétravail nous entendons que ce dispositif est régi par l’accord

télétravail du 25 octobre 2025, néanmoins nous pensons que pour répondre à une situation

exceptionnelle des dispositifs temporaires devraient être envisager afin d’alléger l’impact du

Réponse à la réclamation :

surcout financier lié à la hausse des carburants en augmentant, sur une durée limitée, le

volume de jours de télétravail.

S’agissant d’une éventuelle compensation financière vous précisez je vous cite « les frais

professionnels restent encadrés par les règles internes et barèmes fiscaux en vigueur » sauf

erreur de ma part rien ne vous empêche de procéder par le biais de primes exceptionnelles en

les adaptant, pour éviter tout risque juridique je vous cite encore, au volume de km effectué

par chaque salarié.

D’autres solutions sont envisageables dans ce contexte par exemple pour les BD qui doivent

réaliser 14 visites par semaine la direction ne pourrait-elle pas envisager un assouplissement

de cet objectif en le divisant par deux et en privilégiant les RDV clients en distantiel via Teams

ce qui est demandé à d’autres catégories de salariés pour des raisons d’économie générale.

Vous rappelez les mesures issues de la dernière NAO, je pense que vous faites références à

la prime de 200€ accordée à l’ensemble des salariés ce qui constitue un complément de

salaire de 16,66€ par mois nettement insuffisant pour couvrir l’impact de la hausse des

carburants. De plus cette prime a été « négociée » en amont de la crise et n’a donc pas pris

en compte les effets de cette dernière.

Les possibilités d’accompagner les salariés dans cette période particulière existent, donc la

CFE-CGC vous rappelle par la présente qu’elles relèvent de décisions d’organisations

immédiates, financières et opérationnelles.

 

REPONSE DE LA DIRECTION

Les objectifs fixés s’inscrivent dans la stratégie de développement de l’entreprise et

l’organisation de l’activité commerciale, incluant le recours au présentiel ou au distanciel,

apprécié en fonction des besoins opérationnels et des exigences clients ;

Les autres sujets soulevés ont fait l’objet de réponse claire et argumentée.

Dans ce contexte, et en l’absence d’éléments nouveaux relevant du champ d’action de

l’entreprise, aucune mesure supplémentaire d’ordre organisationnel, financier ou opérationnel

n’est envisagée à ce stade.

.La Direction demeure cependant attentive à l’évolution des décisions qui pourraient être prisespar les pouvoirs publics.