Pourquoi les femmes salariées sont-elles plus nombreuses que les hommes à se dire en «mauvaise santé mentale» ?

Publié le 04 mars 2026


La charge mentale et l’équation temps de vie personnelle - travail semblent être le nœud du problème, selon une étude d’Ipsos-BVA.

C’est un constat vertigineux. Selon une étude d’Ipsos-BVA pour le cabinet Qualisocial, une femme salariée sur quatre se dit «en mauvaise santé mentale » contre 19% des hommes, un constat qui s'aggrave chez les moins de 40 ans.

Selon le baromètre «Santé mentale & QVCT (Qualité de vie et conditions de travail, ndlr) 2026 de Qualisocial», les femmes sont toutefois plus nombreuses à se déclarer en bonne santé mentale par rapport à la même étude menée en 2025 (74%, soit +5 points). Mais l'écart avec les hommes persiste.Pour celles qui se déclarent «en plutôt ou assez mauvaise santé mentale» cette «fragilité se concentre chez les plus jeunes», relève le baromètre. Ainsi, elles sont «29% chez les femmes de moins de 40 ans (contre 22% chez les 40 ans et plus)» à se déclarer «en mauvaise santé mentale», indique l'enquête.

Charge mentale

«Les femmes expliquent davantage la dégradation de leur santé mentale  par des facteurs liés au manque de temps pour soi (44% contre 35% chez les hommes) et aux difficultés personnelles ou familiales (32% contre 28%), et moins par la situation politique nationale (25% contre 32%)», détaille l'enquête du cabinet spécialisé sur la question du bien-être au travail.

«La charge mentale et l'équation temps vie personnelle - travail» semblent être le nœud du problème, même si par ailleurs, elles ont un regard moins positif que les hommes sur certains aspects de la vie au travail («relations de travail», «inclusion et égalité professionnelle »).

L'enquête d'Ipsos-BVA - dont une première partie a été publiée en janvier - a été réalisée mi-novembre par internet, auprès de 3.000 travailleurs constituant un échantillon représentatif des salariés des secteurs privé et public, âgés de 18 ans et plus. 

source : lefigaro.fr