Rentrée sociale : les priorités de la CFE-CGC

Publié le 14 septembre 2026


Salaires, emploi des jeunes, intelligence artificielle, pouvoir d’achat, protection sociale et égalité salariale : pour cette rentrée sociale, la CFE-CGC fixe ses priorités et appelle à redonner toute sa place au dialogue social.


Pour Christelle Thieffinne, présidente de la CFE-CGC, les organisations syndicales et patronales doivent se remettre autour de la table pour négocier sur les grands sujets qui concernent les salariés et les entreprises. La CFE-CGC sera également particulièrement attentive aux débats sur le budget et le financement de la Sécurité sociale pour 2027.

Salaires : lutter contre le tassement des grilles

Avec l’inflation et la hausse des prix de l’énergie et du carburant, la question des salaires doit retrouver une place centrale dans les négociations en entreprise.

La priorité CFE-CGC Combattre le tassement des grilles salariales, améliorer le partage de la valeur et mieux reconnaître les compétences et la prise de responsabilités.
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Emploi des jeunes : ouvrir une négociation

Face aux difficultés d’accès à l’emploi des jeunes, la CFE-CGC demande l’ouverture rapide d’une négociation nationale interprofessionnelle. Elle constate que trop d’entreprises recherchent désormais des profils immédiatement opérationnels sans vouloir assurer leur formation en interne.

Parmi les pistes avancées : conditionner une partie des aides aux entreprises à des engagements en faveur de l’embauche des jeunes et développer le mentorat, le temps partiel ou encore la retraite progressive des seniors afin de favoriser la transmission des compétences.

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Intelligence artificielle : encadrer les transformations

La CFE-CGC demande également une négociation nationale sur l’intelligence artificielle et ses conséquences dans le monde du travail.

Plusieurs sujets doivent être mis sur la table Transformation des emplois et des tâches, disparition de certains postes juniors, formation des salariés, usages parfois invisibles de l’IA, sécurité des données, santé au travail et charge mentale.
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Arrêts maladie : priorité à la prévention

La CFE-CGC se dit prête à discuter des arrêts maladie à condition que la négociation ne soit pas abordée uniquement sous l’angle des économies à réaliser.

La hausse des arrêts longs et des arrêts liés à des motifs psychologiques doit conduire à travailler en priorité sur la prévention et les causes des problèmes de santé au travail.

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Transparence salariale : faire avancer l’égalité

La CFE-CGC considère la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale comme une étape pour progresser vers une meilleure égalité de rémunération entre les femmes et les hommes.

Au-delà des salaires, l’objectif doit également être de garantir l’égalité des chances dans les déroulements de carrière et les parcours professionnels. Le dialogue avec les organisations syndicales et les représentants du personnel sera essentiel.

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Pouvoir d’achat : la CFE-CGC pose ses limites

À l’approche des arbitrages budgétaires pour 2027, la CFE-CGC s’inquiète de plusieurs pistes évoquées : retraites, épargne salariale, héritages ou encore franchises médicales.

Défendre les salariés de l’encadrement Pour Christelle Thieffinne, les techniciens, agents de maîtrise, cadres et ingénieurs contribuent déjà fortement au financement de notre modèle social. La CFE-CGC refuse qu’ils deviennent systématiquement la variable d’ajustement des politiques budgétaires.

Assurance chômage : préserver le rôle de l’Unédic

La CFE-CGC s’oppose aux ponctions envisagées dans les caisses de l’Unédic. Pour la Confédération, réduire ses ressources risque à terme d’entraîner une diminution des droits des demandeurs d’emploi.

À retenir Salaires et partage de la valeur, emploi des jeunes, encadrement de l’IA, prévention en matière de santé au travail, égalité salariale et protection de notre modèle social : la CFE-CGC veut remettre la négociation et le dialogue social au centre de cette rentrée.
Dans une période de profondes transformations économiques et technologiques, la CFE-CGC entend défendre le pouvoir d’achat, la reconnaissance des compétences et les droits des salariés, particulièrement ceux de l’encadrement.

Source :
CFE-CGC – 14 septembre 2026